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Belle Toscane


Florence et les charmes de l'Oltrarno

Florence... son histoire...

Des grands personnages qui ont fait l'histoire de Florence, le premier est sans conteste Jules César qui vers les années 60 av. JC fonde une petite colonie sur les rives de l'Arno pour en contrôler le passage et lui donne le nom de Florentia.
Au IIème siècle des commerçants syriens introduisent le christianisme.
Malgré les différentes invasions, Florence devient le plus grand comté de Toscane et un centre important de la chrétienté. En 1115, à sa mort, la comtesse Mathilde de Toscane, épouse de Guelf de Bavière lègue tous ses biens à la Papauté déclenchant les revendications entre partisans de l'empereur germanique et partisans du Pape. Cette lutte d'influence durera près de deux siècles trouvant à Florence un support à chacun des partis : les Guelfes soutenant le Pape et les Gibelins soutenant l'Empereur.
En 1215, la nuit de Pâques, sur le PonteVecchio, l'assassinat du jeune Buondelmonte le jour de son mariage, oppose la noblesse des deux camps et embrase toute la Toscane. Florence n'aura de cesse que de battre ses rivales commerciales telles que Pise et Sienne et verra à la fin du XIVème siècle l'émergence d'une bourgeoisie d'affaires qui créera de véritables dynasties comme celle des Médicis.

Les Médicis... Seigneurs de Florence... banquiers... et... "sponsors"...

L'histoire des Médicis se confond avec celle de Florence et de la Renaissance. Grâce à sa puissante implantation financière tant en Italie qu'en Europe, aux réseaux et alliances au sein des royautés, des milieux d'affaires toscans et de la Papauté, la famille Médicis, pourtant plusieurs fois éconduite, guidera les destinées de Florence pendant plusieurs siècles. Elle donnera papes et cardinaux à la chrétienté et deux reines à la France :
Catherine de Médicis (1519-1589) épouse du roi de France Henri II et descendante de Cosme l'Ancien
et Marie de Médicis (1573 -1643) épouse du roi de France Henri IV, descendante de Laurent,
Cosme et Laurent de Médicis étaient les fils du fondateur de la dynastie, Jean de Bicci de Médicis (1360-1429)

Dès le XIIIème siècle la famille Médicis prend part aux affaires de Florence mais c'est Jean de Médicis qui crée en 1397 le premier établissement financier. Il en fera une affaire puissante aux succursales contrôlées par les membres de la famille et nouera des liens solides avec la Papauté

Cosme l'Ancien (1389 - 1464) fils ainé, développera et dirigera la banque en fin stratége, la laissant à son apogée, à sa mort en 1464. Il aura multiplié les succursales en Europe en y installant des dirigeants sûrs et tiendra une place prépondérante dans le commerce international du textile. Politiquement, il règnera en maître sur Florence.
La récente découverte de l'imprimerie, son attirance pour les sciences et son amitié pour le sculpteur Donatello feront de lui un mécène éclairé qui soutiendra scientifiques, peintres, sculpteurs, architectes écrivains et poètes. Le quartier des Médicis sera dès lors la paroisse de San Lorenzo où palais, églises, couvents témoignent encore à ce jour de l'éclectisme de son mécénat.
Au début du Quattrocento (années 1400), la recherche novatrice de la perspective de l'architecte Filippo Brunelleschi (coupole de la cathédrale de Florence), le réalisme et la rigueur du peintre Tomaso Masaccio dont les fresques et retables affichent couleurs et modelés puissants, la libération de l'expression des corps sculptés par Donatello généreront un mouvement de renaissance de l'art classique assorti d'un retour à la philosophie et à la nature.
Florence deviendra et restera pour le monde entier l'expression de l'humanisme italien qui a replacé l'homme et les valeurs humaines au coeur de ce mouvement appelé il Rinascimento (la Renaissance), après l'époque intensément religieuse du Moyen Age.
En peinture, il est bon de rappeler qu'aux XIIIème et XIVème siècles, des peintres florentins comme Cimabue, Giotto ou Fra Angelico préssentaient déjà une transformation culturelle et religieuse due à l'évolution des cités

C'est surtout au petit-fils de Cosme, Laurent Le Magnifique (1449-1492) que l'on doit la prépondérance de Florence en Europe dès 1469. Sans modifier les apparences de la République, sa grande popularité lui permettra peu à peu de diriger Florence en monarque. Son pouvoir personnel se trouvera renforcé après l'assasinat de son frère Julien, lors de la conjuration des Pazzi en 1478, conjuration destinée à éliminer les deux frères.
Lui-même poète émérite, il encouragera les artistes, enrichira ses collections, délaissant peu à peu la gestion de la banque. L'avènement de Laurent, jeune seigneur de 20 ans, donnera aux artistes un véritable statut, il les soutiendra d'une façon quasi-familiale, visitant les ateliers où les apprentis recevaient une formation intellectuelle, technique et esthétique. De ces ateliers sortiront les grands noms du siècle tels Sandro Botticelli élève orfèvre puis apprenti peintre chez Fra Filippo Lippi - Léonard de Vinci élève de Verrochio ou Michel Ange Buonarroti, élève de Ghirlandaio. L'attrait de Florence fut tel que d'autres artistes y vécurent un temps comme Raphael entre 1504 et 1508.
Le travail des agents de la banque Médicis à l'étranger, l'expansion du commerce international, les influences française puis espagnole sur le royaume de Naples permirent l'interprénétration des arts entre le Nord et le Sud de l'Europe. (écoles flamande, allemande ou catalane mais aussi de toutes les régions d'Italie).
A la mort de Laurent, le déclin des Médicis s'annonce pour une première période. Son fils Pierre de Médicis, dit le Malchanceux, devant l'avance des troupes de Charles VIII, roi de France, acceptera des conditions décriées par les Florentins ; la famille sera chassée de Florence.
L'arrivée du moine mystique Savonarole prônant une nouvelle spiritualité terrorisera les habitants, notamment avec l'événement du "bûcher des vanités" expiation où les Florentins furent incités à bruler en place publique tout objet rappelant le luxe ou la futilité. Le peintre Botticelli en sera très touché, son style changera et sa peinture se fera plus religieuse. Bientôt la rebellion s'installera et Savonarole, excommunié en 1497, sera pendu et brulé en 1498 sur la place de la Signoria, puis réhabilité.

Les Médicis... leur retour... et les Papes

Le retour des Médicis en 1512 ouvrira une période de trahison et de déception pour les Florentins. Un des fils de Laurent le Magnifique, Jean, élu pape en 1513 sous le nom de Léon X (1475-1521) utilisera Florence comme son bien propre et nommera des membres de sa famille aux postes importants afin de verrouiller son autorité. Ne mesurant pas l'impact de la Réforme qui avait pris naissance en Europe, il décidera la rupture avec Luther en l'excommuniant.

En 1523, Jules, fils naturel de Julien de Médicis assassiné (conjuration des Pazzi) , sera élu pape sous le nom de Clément VII (1478-1534). Pratiquant de Rome la même politique que son cousin vis à vis des Florentins, il verra ses représentants chassés de la ville. Clément VII, après sa réconcialition avec l'Empereur Charles Quint à la suite du sac de Rome , fera envahir Florence qui résistera presque une année.
L'épopée de gloire et prospérité unissant la cité au Médicis s'arrêtera là - désormais les puissances étrangères et les Médicis tiendront la ville sous leur joug.

Les Médicis... Ducs de Florence et Grands-Ducs de Toscane

L'accord entre Clément VII et Charles le Quint fait revenir les Médécis à Florence. Après l'assassinat en 1537 du premier duc de Florence, Alexandre de Médicis, la branche ainée des descendants de "Bicci" le fondateur, s'éteint.
La branche cadette fournira 6 grands-ducs de Toscane. Certains règneront de façon éclairée mais d'autres, despotes ou bigots, mèneront Florence au déclin. Les artistes partiront à Rome où ils travailleront pour les papes.
En 1734, Vienne décide de retirer le grand-duché de Toscane à Jean-Gaston de Médicis, sans descendance, pour le remettre à François-Etienne, duc de Lorraine. époux de Marie-Thérèse d'Autriche. La maison Médicis s'éteint en 1743 avec la mort Anne-Marie-Louise qui lèguera les collections familiales à l'Etat Toscan, à la condition qu'elles ne quittent pas Florence et soient exposées au public. C'est ainsi que l'on compte plus de 65 musées dans la seule ville de Florence.

Florence... jusqu'au XXIème siècle...

Après les Médicis, les ducs de Lorraine et la maison des Habsbourg-Lorraine dirigeront la Toscane, l'incluant dans la mosaique des états qui composaient l'Empire autrichien.
Ephémère chef lieu du département français de l'Arno décidé par Napoléon en 1809, Florence sera restituée au duc de Lorraine à la chute de l'Empire français.
La réunification de l'Italie s'amorçant, le grand-duché de Toscane sera annexé au nouveau royaume de Piémont-Sardaigne et Florence deviendra capitale provisoire. Lorsque Victor Emmanuel entrera dans Rome, elle redeviendra une ville provinciale, demeurant toujours un centre artistique recherché n'ayant plus d'influence financière, industrielle ou commerciale.
Au XXème siècle, Le PonteVecchio est sauvé in extrémis en 1944, lors de l'offensive de l'armée. allemande
En 1966, l'Arno inonda Florence, de nombreux monuments furent endommagés sous plusieurs mètres d'eau. Une réaction mondiale se forma pour aider et sauver la ville.
En ce début du XXIème siècle, l'attrait de Florence est intact. Chef lieu de région et de Province, elle compte plus de 422 000 habitants. Son économie est fortement centrée sur le tourisme mais c'est aussi une cité industrielle et un centre de créativité et d'inventivité dans de nombreux domaines, notamment dans le luxe, la mode, la décoration de l'habitat, les arts de la table. Comme partout en Italie,la Région et la Ville, soucieuses de l'environnement se sont attachées à protéger leur patrimoine de la pollution automobile en instaurant des zones pietonnes et réglementant l'accès des voitures.

Promenades et shopping...

Culture et shopping sont deux grands plaisirs à Florence. La visite se fait à pied, d'abord vers les sites les plus connus puis en se perdant dans des parcours moins touristisques.

Sur la Place du Duomo les visiteurs qui se pressent en longue file à l'entrée de la Cathédrale Santa Maria del Fiore (Duomo) sont toujours émerveillés par la hauteur et la légéreté de la coupole de l'édifice conçue par Brunelleschi vers 1420. Elle s'élève à plus de 100 mètres où des fines fenêtres laissent passer la lumière du jour et éclairent d'un reflet bleuté les fresques du Jugement dernier. Il est à noter la prouesse technique de l'architecte qui fera éxécuter cette oeuvre sans échafaudage, les ouvriers travaillant au dessus du vide !!!

Face au Duomo, le Baptistère, s'ouvre en trois portails de bronze réunissant les oeuvres des maîtres toscans, orfèvres et sculpteurs des XIIIème et XIVème siècles . La blancheur du marbre de Carrare aux inscrustations d'un vert presque noir de ses façades octogonales donnent à l'ensemble élégance et pureté que l'on retrouve à l'intérieur sous la coupole couverte de superbes mosaiques d'inspiration byzantine.

Le troisième élément des monuments de cette place est le Campanile conçu par Giotto en 1334 peu de temps avant sa mort et repris par Pisano et Talenti. Les 400 marches qui mênent à son sommet (plus de 80 mètres) donnent au visiteur courageux la récompense d'un panaroma unique sur toute la ville de Florence, l'Arno, ses ponts et les collines environnantes. Sa ligne élancée, son revêtement de marbre blanc et ses fenêtres ajourées de colonnettes contribuent à la légèreté de l'ensemble des trois bâtiments.

Un dernier coup d'œil embrassant la place du Duomo avant de suivre la via de Calzaiuolo, révèle une subtile harmonie de blanc, rose, gris et vert découpée par le rouge orangé des tuiles toscanes sur le bleu du ciel .

Cette rue débouche sur la Place de la Signoria où se profile la masse crénelée du Palais Vecchio. Autrefois siège de la République (XIIIème siècle), puis résidence du grand-duc au XVIème, c'est aujourd'hui l'hôtel de ville de Florence et aussi l'image de Florence la plus diffusée dans le monde.
La place de la Signoria, témoin des événements heureux ou tumultueux de l'histoire de Florence est l'un des centres les plus fréquentés de la ville. Malgré le va et vient des touristes, la course des enfants derrière les pigeons, le monde attablé aux terrasses des cafés et restaurants, les cochers et leurs calèches, cet endroit donne une impression sereine due au style toscan élégant et raffiné des immeubles qui l'entourent.

A côté du Palais Vecchio, les deux batiments parallèles du Musée des Offices offrent aux visiteurs l'un des plus grands et plus riches musées du monde. Il réunit à différentes époques les oeuvres des grands maîtres italiens et européens de la peinture. Salle après salle se contemplent avec bonheur les chefs d'oeuvres de Botticelli, Léonard de Vinci, Michel Ange, Raphael, Véronèse, Rubens ou encore le Titien ou le Caravage, ou plus simplement, la longue de vue de Galilée. Ces oeuvres proviennent en grande partie des collections des Médicis. La terrasse du bar du musée surplombe la place et permet une vue très rapprochée du Palais Vecchio. Effet magistral garanti lorsque le carillon de la Tour (92 m) égrène les 12 coups de midi.
En 1993, l'explosion d' une bombe endommagea certaines oeuvres, l'indignation fut grande parmi les amoureux de Florence et de son patrimoine.
Détail pratique - une visite au Musée des Offices demande de se lever tôt et d'arriver parmi les premiers à l'ouverture (8 h 30). Sous certaines conditions, une réservation est cependant possible pour quelques euros supplémentaires (voir renseignements auprès de l' Office du Tourisme).

La visite peut se continuer vers le quartier du Ponte Vecchio le long de l'Arno ou vers l'Eglise Santa Croce par le Borgo dei Greci.

Le Corridoio Vasariano du nom de l' architecte, peintre et historien Giorgio Vasari (1511-1574) permettait aux Médicis de joindre en toute tranquillité le Palais Vecchio et le musée des Offices alors palais administratif au Palais Pitti par un couloir construit, en partie, sur les échoppes du Ponte Vecchio. De cette époque date l'installation des joailliers qui drainent la foule des touristes dès l'ouverture des magasins. Le Ponte Vecchio est le plus ancien pont de Florence, il offre un point de vue tout à fait unique sur l'Arno, ses rives et ses ponts.
Après la via por Santa Maria et ses maisons - tours, un sanglier en bronze vous accueille à la Loggia di mercato nuovo, où un marché est le bienvenu pour faire le plein de souvenirs dans ce quartier cher.

L'église Santa Croce au fond de la grande place du même nom est l'une des plus intéressantes de Florence, artistes, écrivains, scientifiques y reposent tels Michel Ange, Rossini, Machiavel et Galilée.
Le souvenir de Dante, Raphael, Ghiberti et Léonard de Vinci est y rappelé. La simplicité de l'intérieur dégage une grande sérénité. Bien que l'église date du XIIIème siècle, sa façade de marbre blanc fut achevée au XIXème. Privilégier cette visite en début de matinée permet d'apprécier l'architecture, les fresques de certains batiments et aussi les miniscules terrases fleuries des maisons anciennes. L'espace de cette place permit aux florentins assiégés en 1530 par Charles Quint de prouver leur courage à l'ennemi ; faisant fi de leur harassement il jouèrent avec un ballon une tout première partie de calcio. Cet événement est célébré chaque année au début de l'été par des joutes, défilés costumés et feux d'artifice.

Quelques adresses :

Les amateurs de santons florentins trouveront de jolies crèches d'un prix abordable dans un magasin d'objets liturgiques, tenu par des religieuses, sur le côté gauche du contour de la Cathédrale Santa Maria del Fiore (Duomo)

Bijoux :

Pianegonda - Via degli Strozzi n.28R - Bijoux en argent et pierres fines de conception contemporaine et raffinée.
Rebecca - Via Tornabuoni 74 R - Le bronze et l'étain déclinés en bijoux modernes, faciles à porter et de prix accessibles dans cette rue élégante et réputée pour la classe de ses enseignes.
Ugo Piccini - 9/11, via Por Santa Maria - Bijoux, montres, or, pierres et perles travaillés dans la grande tradition de la joaillerie, service prévenant et attentif. Installée dans une maison-tour depuis plus de 50 ans, cette maison assure les modifications rapides des objets achetés.

Maroquerinerie - Vêtements peau et daim :

Pollini - 42, via Por Santa Maria - très jolies collections de maroquinerie imprimée du sigle de la maison
Les magasins de confection artisanale des cuirs et peaux se trouvent en majorité dans les rues menant à Santa Croce.

Grands Magasins :

La Rinascente - 1, place de la République
Placé face à la Piazza della Republica et ses très larges terrasses de café, ce grand magasin offre de beaux rayons Mode et Décoration de la Maison

hôtels :

Résidence Antica Torre di via Tuornabuoni - 1, via Tuornabuoni - +39 055 2658161
Très bien situé dans la rue rassemblant toutes les grandes marques de luxe (Dior, Gucci, Ferragamo, Cartier...) , cet hôtel propose de belles chambres lumineuses aux derniers étages d'un immeuble dont la terrasse découvre un panorama à 360° sur la ville.Des chambres avec coin cuisine sont également disponibles aux étages inférieurs.
hôtel Lucchesi - 38, Lungarno della Zecca Vecchia - +39 055 26236
hôtel élégant et raffiné avec vue sur l'Arno près de la Bibliothèque nationale et de Santa Croce. Chambres très confortables. Le garage de l'hôtel, en limite de zone piétonne permet de laisser la voiture en toute sécurité et d'accèder rapidement aux sites les plus intéressants.

Restaurant :

Santa Croce
Enoteca Boccadama
Piazza Santa Croce - 055 24 36 40
Vins conseillés de façon gentille et efficace.
Plats suivant les produits du marché
Réservation conseillée.

A noter : hors de Florence :

Magasins des grandes marques réunis en zone commerciale -
The Mall
Autoroute A1 - sortie Incisa - direction Pontassieve - Leccio - Reggello Tel : +39 055 8657775
Cet immense centre commercial situé dans les collines toscanes présente les grandes marques de l'habillement, des cuirs et peaux, accessoires, lingerie (réduction entre 35 et 70 %).
On y trouve entre autres Ferragamo, Armani, Fendi, Balenciaga, Yves Saint Laurent, La Perla, Hogan,Valentino, Burberry's etc.
Restaurant sur Place - Navette organisée par le centre commercial entre Florence et Leccio. à partir de certains hôtels.
Ouvert tous les jours - T éléphoner pour les horaires

Barberino Designer Outlet
Autoroute A1 - sortie Barberino - Barberino di Mugello - Tel : +39 055 84216210
Espace PRADA - Levanella - Montevarchi - tel : +39 055 91901
Autoroute a1 - Sortie Valdarno - Montevarchi
Ouvert tous les jours - T éléphoner pour les horaires
Les habitués de ces centres savent que l'on peut y faire d'excellentes affaires mais essuyer parfois quelques déceptions.

Office du Tourisme Florence
Piazza della Stazione, 4
+39 055 21 22 45

Plan de la ville, itinéraires des lignes d'autobus, tous renseignements concernant un séjour à Florence.
Horaire en continu 8h30/19h tous les jours - ouvert le dimanche matin et jours fériés.

Les charmes de l'Oltrarno... il suffit de passer le pont...

... ou plutôt cinq ponts, effondrés ou détruits et reconstruits à différentes époques pour traverser l'Arno. Ce fleuve parfois tumultueux et destructeur prend sa source dans les monts du Casentino et traverse la Toscane sur 240 km. Au cours du temps, il a formé une large plaine alluvionnaire autour de Pise pour se jeter dans la mer Thyrénienne.
Le Ponte alla Grazie, reliant le quartier de Santa Croce au quartier San Niccolo
Le Ponte Vecchio et le Ponte Santa Trinita joignant le quartier "dit" centre historique au quartier San Spirito
Le Ponte alla Carraia et le Ponte A.Vespucci reliant le quartier de Santa Maria Novella dont la Gare Centrale, au quartier San Freddiano
Ces trois quartiers bordant le fleuve sur sa rive sud forment l'Oltrarno.
Tout aussi historique et artistique, cette partie de la ville se démarque du tourbillon touristique de la rive Nord par le secret de ses petites rues où les artisans ont conservé le savoir-faire apporté par leurs ainés à la réalisation et décoration des églises, palais et demeures, et de tout ce qui a "fait" Florence depuis des générations. De nombreux antiquaires s'y sont installés.
On retrouve toute la gaité et les couleurs des céramiques florentines Via Guicciardini 104 (Galleria Ponte Vecchio), des réalisations en fer battu d'inspiration florentine ou plus contemporaine via San Niccolo 2 (Certini) où la finesse du travail se retrouve dans le mobilier et les luminaires.
Les ateliers de restauration sont nombreux, sur bois : Borgo Tegolaio 41 (Pole) où cadres anciens de toutes époques sont retravaillés et dorés à la main, sur le marbre et la pierre : via dei Barbadori 41.
Dans la grande tradition de la chaussure italienne faite sur mesure, un petit atelier traditionnel de renommée internationale réalise une collection de modèles pour hommes, près de San Spirito, via Michelozzi, 17, (Roberto Ugolini).
Tout l'art du papier marbré, et des petits objets en bois ou en peau permettent une moisson d'achats de souvenirs 31, Lungarno Torregiani, production artisanale de Arte delle Carte.
Outre la qualité que l'on y trouve, le charme de ces endroits vaut surtout par la surprise de la découverte et l'authenticité de la vie quotidienne des Florentins.

La Cour des Médicis, nobles et riches marchands s'établissant à la fin du XVème siècle de ce côté de l'Arno, de très beaux palais y furent construits. Le Palais Pitti, à présent musée d'état, est un lieu priviligié comme le sont les Jardins de Boboli... On attend peu de temps à l'entrée des différentes galeries (Palatine, Porcelaines, Argenterie). La Galerie Palatine et les appartements royaux réunissent comme partout ailleurs à Florence le trésor des collections accumulées au cours du temps par les familles régnantes. Là encore, on retrouve l'explosion du talent des orfèvres, tisserands et tapissiers, ébénistes, et de tous les grands noms florentins, italiens ou européens.
La montée des Jardins de Boboli conduit avec ses statues, bassins et jets d'eau à une terrasse où on découvre les villas florentines perdues dans la verdure des collines avoisinantes.

Du coté de San Niccolo, le long de l'Arno on atteint Lungarno Serristori et, par un lacis de sentiers, on accède à pied à la Piazzale Michelangelo. Cette place, favorite des Florentins et des touristes, permet de découvrir clochers, campaniles, coupoles, ou l'enfilade des ponts de l'Arno, dès le matin bleuté qui entoure Florence au soir doré qui tombe sur la ville. Nous sommes ici hors de la zone piétonne, l'utilisation de la voiture est permise et le stationnement plus facile.

Quand revient le mois de Mai, le jardin des Iris est ouvert au public pour faire apprécier toute la beauté et la diversité de ces fleurs, emblèmes de Florence. Un concours international récompense les variétés suivant la structure et les couleurs précieuses qu' elles présentent, ivoire, crème rosé, lilas, jaune d'or ou orangée. L'entrée se trouve sur la Place Michelangelo, la visite est gratuite.
On retrouve le symbole de l'iris à Florence depuis les années 1200, sur la monnaie ou les armoiries ; cette fleur poussait de façon naturelle sur les bords de l'Arno. Catherine de Médicis en fit son parfum préféré. De nos jours, les parfumeurs le choisissent encore : Prada pour Infusion d'Iris, - Guerlain dans Iris Ganache. La tradition est conservée chez Acqua di Parma avec Iris Nobile.

Depuis peu, un itinéraire très interessant a été ouvert au public pour offrir une promenade comprenant le Jardin Bardini, le Fort du Beveldère et les Jardins de Boboli, avec Florence en panorama tout au long du parcours.

Sur les pentes du "Monte" colline bordant la place Michelangelo, domine l'Eglise San Miniato al Monte érigée au début de l'an mil. Un escalier mène à la grande terrasse où se trouve l'entrée. (le plus joli point de vue sur Florence).
L'ocre des batiments dans lesquels elle semble insérée met en relief les motifs géométriques de sa façade en marbre blanc et vert. Sur la gauche, le campanile roman porte les traces des canonnades de l'invasion impériale de 1530.. Le poète Pétrarque est enterré dans le petit cimetière voisin. Après la visite, le magasin tenu par les moines propose des reproductions des oeuvres de l'église, des produits d'épicerie et de confiserie fines confectionnés dans les couvents italiens.

Quelques adresses :

Appartements de vacances :
San Frediano/San Spirito
Rezidenza Il Carmine
via dell'Ardiglione - +39 055 2382060
Située à coté de la maison natale du peintre Filippo Lippi,
avec jardin et vue sur l'eglise Del Carmine,
cette résidence est très demandée, réserver à l'avance.

hôtel :
San Frediano
hôtel relais Il Cestello
Piazza di Cestello - +39 055 280633
Près de l'Arno - chambres confortables aux plafonds typiquement toscans
salles de bains bien équipées et parking possible sur la place di Cestello.

Restaurants :
San Frediano
Trattoria Pizzeria Dante
12, Piazza N. Sauro
Tout est bon dans cette trattoria, pizza, poisson, cuisine régionale
Restaurant sous les larges voutes d'un palais du duecento.

Sur cette place, déguster une bonne glace Gelateria La Carria près du pont du même nom.

La Maison Vestri dont le siège est à Arezzo a ouvert un magasin de dégustation de glaces et de chocolat (surtout son chocolat chaud) au 11, borgo Albizi.

En dehors de Florence... Fiesole et Impruneta
Fiesole se rejoint aisément par la ligne d'autobus 7 qui part de la gare Centrale.
Se loger à la Pensione Bencista - via Benedetto da Maiano - +39 055 59163 permet de retrouver après une journée bien remplie, le calme d'un villa d'époque avec parc et formidable terrasse sur le panorama florentin. hôtel avec restaurant.

Impruneta
Parmi les collines et à une demi-heure de Florence, Impruneta est la capitale de la terre cuite toscane, celle qui sert à décorer les jardins et les parcs et celle aussi des tuiles intérieures et extérieures des toits toscans. De nombreux hébergements sont proposés en Agriturismo. Ils permettent à peu de distance de Florence de retrouver la tranquillité et l'authenticité d'un séjour dans la campagne toscane.
De ce bourg est originaire la famille Buondelmonte, dont le nom est associé au début de la lutte entre Guelfes et Gibelins.

 


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